GÉNIE DES SCIENCES ET DES ARTS

  • QUOI : STATUE DU GÉNIE DES SCIENCES ET DES ARTS / Génie des Arts

  • QUI : Sculpteur:

  • :

  • QUAND : Création en

  • COMMENT :

> NATURE/CONSTRUCTION:

> ÉTAT: Toujours visible

  • COMBIEN :

  • POURQUOI :

  • LOCALISATION

Coordonnées GPS:

44.838, -0.57893

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  • CONTEXTE

LE PALAIS ROHAN: Nouveau palais archiépiscopal construit par les architectes Etienne et Bonfin entre 1771 et 1778. Hôtel de l'Archevêché jusqu'à la Révolution, siège du tribunal criminel en 1791, hôtel de la préfecture en 1802, palais impérial en 1808 et château royal en 1815, le Palais Rohan devient Hôtel de Ville en 1835. Deux incendies en 1862 et 1870 ont peu affecté les extérieurs, mais ont modifié la distribution et les décors intérieurs. Le décor intérieur a été réalisé par le sculpteur Cabirol à partir de 1781 (lambris du grand salon et décor du fronton de la façade sur jardin) et le peintre Lacour en 1783-1784 (décor en grisaille de la salle à manger).

Les niches du portique du Palais Rohan (alors archevêché) devaient être ornées de deux statues projetées à l'origine par Barthélemy Cabirol, avant d'être confiées à Deschamps (Le marché passé en 1787 avec ce sculpteur existe aux Archives départementales: E. L.169 ). Celui-ci modela deux maquettes (1788): La Religion et La Ville de Bordeaux (voir ci-après).

  • La Ville de Bordeaux , personnifiée par une femme richement vêtue , porte sur sa tête une tour et regarde attentivement la Religion . Son bras droit est appuyé sur un écusson représentant les armes de la Ville .

  • La Religion personnifiée sous la forme d'une femme voilée tenant de la main gauche le livre de la Bible ouverte et indiquant de la main droite à la Ville de Bordeaux un des principaux passages de l'Ecriture. Son pied droit foulera plusieurs livres d'hérésie déchirés.

Les 2 maquettes (actuellement situées au Musée des Arts Décoratifs) furent dans un premier temps approuvées, mais la Révolution empêcha de réaliser l'exécution des deux statues. Deschamps, reçu membre de l'Académie des Arts en 1770, enseigna ensuite à l’École académique et exposa de nombreuses œuvres bustes ou sujets mythologiques.


Le 13 juillet 1792, dans sa délibération, le Directoire du département confirme cette commande au citoyen Deschamps, mais il stipule que les deux statues à livrer représenteront la Justice et la Constitution, et, à cet effet, que les attributs des anciennes figurent seront remplacés selon ses indications précises. Celles-ci dissipent évidemment toute équivoque et expriment les idées du moment. (Ces deux statues ne virent jamais le jour.)

a) La figure qui devait représenter la Religion représentera la Constitution. Le voile qui devait être sur sa tête sera supprimé . Elle aura dans la main gauche le livre de la Loi au lieu des livres d'hérésie ; il sera fait un joug rompu avec des chaînes brisées .

b ) La figure qui devait représenter la Ville de Bordeaux représentera la Justice; elle tiendra un sceptre dans la main gauche au lieu de grappes de raisin et de fruits . Elle sera appuyée sur un miroir , symbole de la Prudence , avec un cil dans le centre ; entourée de rayons au lieu de tours , elle aura une étoile sur la tête .

Remarque: Il persiste un doute quant au prénom du statuaire Deschamps. Dans plusieurs documents (dont le descriptif de ces 2 maquettes au Musée des Arts décoratifs) on note qu'il s'agit de A. Deschamps: "sculpteur parisien, né en 1836, disciple de Houdon, installé à Bordeaux". Dans d'autres ouvrages, dont "Les salons bordelais: ou expositions des beaux-arts à Bordeaux au XVIIIe" de Charles Marionneau, il serait (faussement?) spécifié qui serait né et mort à Bordeaux...

  • HISTORIQUE DE LA STATUE DU GÉNIE DES ARTS:

En même temps que le cours de sculpture statuaire, la municipalité confia a Prévot à compter de I886, la réalisation de cinq bustes en marbre de ses anciens maires. En effet, en 1882, lorsque la Ville avait passé commande auprès de Maggesi des portraits de Bryas, Gautier, Cure et Fourcand, le sculpteur avait refusé. A ses dires, les documents faisaient défaut. En fait, l'artiste vieilli, préférait se retirer du monde artistique. Quatre ans plus tard, l'administration s'en remit donc aux soins de Prévot. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix. Tout d'abord, la mairie avait déjà fait appel à ses services en 1869 pour la réalisation des Génies de l'Hôtel de Ville, puis pour celle de l'allégorie de l'Instruction publique (fronton de l’École Philomathique). Elle s'était montrée chaque fois satisfaite du résultat. De plus, le style mesuré de l'artiste, dans la continuité des préceptes néo-classiques de Maggesi, garantissait une permanence stylistique. Enfin, il était juste Sur une période de six ans, Prévot reçut la commande des bustes de Brandenburg, Gautier, Fourcand, Bryas et Billaudel. A cet effet, le conseil municipal ouvrait tous les ans, au budget de l'exercice courant, un crédit de trois mille francs pour "achat de marbre et travaux de statuaire". Or, le sculpteur percevant quatre mille francs d'appointements par buste, les mille francs supplémentaires devaient être prélevés sur le budget de l'année suivante. Le paiement était clairement établi. Il s'effectuait en quatre acomptes de mille francs chacun après que Prévot en ait formulé officiellement la demande. La plupart du temps chaque verse-ment avait lieu en fonction du degré d'avancement du pro-jet. Pour finir, la municipalité déléguait son architecte chargé de prendre livraison du buste. Ces portraits, autre-fois dispersés dans différentes salles de l'Hôtel de Ville, furent regroupés dans la nouvelle salle du conseil municipal, inaugurée en mai 1889. Bien que Maggesi ait cessé toute activité professionnelle les dix dernières années de sa vie, la municipalité, par respect pour lui, ne souhaita pas le remplacer. Or le vieux maître mourut en 1892, l'année même du décès de Prévot. Ce dernier fut remplacé par le sculpteur parisien Gaston Leroux, nommé officiellement cette fois sl. Ce type de commandes était important à plus d'un titre. En effet, ces œuvres furent placées aux endroits clés de la ville : la mairie, symbole de l'autorité locale et un bâti-ment d'enseignement public, symbole de l'équité républicaine. Ces programmes ambitieux viennent donc confirmer le talent et la notoriété de Prévot. A peine âgé de trente ans, il évinçait Maggesi pour les rares commandes monumentales de la Ville. Cette situation ne fut certainement pas sans créer quelque tension. En 1881 le vieux statuaire officiel exprima à la mairie son amertume qu'aient été exécutés sans son concours divers travaux de statuaires et parmi les commandes dont il se disait exclu figuraient entre autres les "statues des deux niches de l'Hôtel de Ville et le fronton de l’École professionnelle" 87. Dès cette première période, Prévot affirma clairement les qualités de son art auxquelles il resta fidèle toute sa carrière. Il sait passer d'un style expressif, avec les figures graves et presque pathétiques de Notre-Dame, à un répertoire de formes plus souples dans le Génie du Commerce maritime et de l'Industrie Vinicole. Il fait preuve, enfin, d'une véritable noblesse dans la composition toute hiératique du fronton de l’École Philomathique. En somme, Prévot dé-montra sa maîtrise du répertoire des formes classiques.

En règle générale, Prévot drape ses figures de manière à leur faire révéler la position du corps toujours présenté en contrapposto. Pour le Génie des Sciences et des Arts, il re-prend un motif inspiré des statues classiques qui est de combiner un drapé vertical le long de la jambe d'appui à des plis incurvés accusant le volume de la jambe libre. En outre, l'artiste anime discrètement ses figures en créant des oppositions contrastées entre le traitement des bustes nus, au modelé doux et nuancé, et celui des drape-ries aux sillons plus ou moins creusés, retenant les ombres : saint Jérôme (fig. 2), les Génies de l'Hôtel de Ville.

Pierre, s. d. Prévot, 1869, Bordeaux, palais Rohan, portique. Bibl. : J. d'Wells, Le Palais Rohan ; X. Védère, Le Palais Rohan ; Ch. Taillard, Bordeaux classique. Les statues de Deschamps pour les niches du portique du palais Rohan disparurent à la Révolution. En 1867, la municipalité bordelaise voulant remédier à cette lacune, chargea Prévot de "représenter allégoriquement les aptitudes qui distinguent depuis bien des siècles les habitants de notre cité c'est à dire, le goût des Sciences et des Arts, celui du Commerce maritime et de l'industrie vinicole, le statuaire fur payé sept mille francs, la fourniture de la pierre étant à la charge de son commanditaire.

  • DESCRIPTIF


  • VUES DE L'HÔTEL DE VILLE SANS LES STATUES

  • VUES DE NOS JOURS

  • PHOTOGRAPHIES PAR ALPHONSE TERPEREAU


  • M'ENFIN !?

ANECDOTES ET INFORMATIONS ANNEXES

  • PROJET DE DÉCORATION PAR PIERRE LACOUR (vers 1780): STATUE DE HÉBÉ ET STATUE DE GANYMÈDE

  • HISTOIRE DU PALAIS ROHAN

  • REVUE DE PRESSE

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