STATUE DE DIANE DE GABIES

  • QUOI : STATUE DE DIANE DE GABIES / Statue à la chlamyde / Statue de l'île du Jardin Public

  • QUI : M. Baratta des ateliers de Maggesi.

  • :

> 1ère statue: Jadis sur l'île du Jardin Public ("île enchantée"/"île aux enfants") et probablement aujourd'hui dans les réserves du Musée d'Aquitaine? (à confirmer)...

> 2ème statue: Au rez de chaussée dans le vestibule de l'Hôtel de Nesmond/Latresne.

  • QUAND : Installation: Début 1864, enlèvement fin 1977.

  • COMMENT :

> NATURE/CONSTRUCTION: 1er modèle en plâtre + 1 modèle en pierre blanche de Taillebourg

> ÉTAT: Disparue du Jardin Public, 1 copie visible à L'Hôtel Nesmond

  • COMBIEN : un 1er modèle en plâtre + 1 modèle en pierre, et 1 modèle à l'Hôtel Nesmond.

  • POURQUOI : Cette statue a été mise dans l'île du Jardin Public dans un but ornemental.

  • LOCALISATION

Coordonnées GPS: 44.84929, -0.57728.

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  • ORIGINE DU MODÈLE "DIANE DE GABIES"

Diane de Gabies (ou Artémis de Gabies) rajustant sa chlamyde:

La déesse Artémis pour les grecs ou Diane pour les romains est la déesse de la chasse, de la lune et de la nature.. Avec la Vénus de Milo, la Diane de Versailles et l'Apollon du Belvédère, la Diane de Gabies est certainement la statue antique qui est la plus universellement connue en France.

La personnalité de cette déesse est riche et singulière : originaire probablement d’Asie Mineure, elle est dès l’époque homérique une « Maîtresse des animaux », liée à la faune sauvage qu ’elle pourchasse dans les montagnes. Son statut est celui d’une déesse vierge, une singularité dans les sociétés où elle est honorée. Mais elle a aussi un rapport avec les naissances, et les femmes qui meurent en couches sont appelées ses victimes ; elle préside également aux initiations féminines, étape préparatoire au mariage, dans son sanctuaire de Brauron. Elle est aussi la déesse qui ordonne les sacrifices humains. Ces aspects « sauvages » de la déesse ont été souvent édulcorés dans l’iconographie.

L'œuvre originale de l'époque de l'Empereur Tibère (14-37après J.C), en marbre de Paros, a été découverte par Gavin Hamilton en 1792 sur les ruines de Gabies qui est une ancienne ville du Latium, à 20 km à l'est de Rome. Elle aurait été fondée par Albe-la-Longue ou par les Sicules, au nord de l'Italie.

Ce chef d’œuvre a appartenu à la collection du prince de Borghèse. En 1807, celui-ci, en proie à des difficultés financières, se voit contraint de la vendre à Napoléon Ier, et la statue est exposée au musée du Louvre dès 1820 sous le numéro MR154 / Ma 529. Il faut signaler quelques restaurations : le nez, un morceau de l'oreille gauche, le poignet et la main droite, le coude du bras gauche, la main gauche avec le pan du manteau qu'elle tient; le pied gauche avec la moitié de la jambe, enfin la partie antérieure du pied droit.

La statue devient très populaire au xixe siècle : un moulage en plâtre est placé dans l'Athenæum de Londres, une réplique en marbre rejoint les autres copies d'après l'antique qui ornent la cour Carrée du Louvre, et une réplique en fonte orne la fontaine du village de Grancey le Chateau situé en Côte d'Or. On en trouve une copie en marbre (provenant de la Fonderie du Val d'Osne) dans le jardin de Villa Ocampo, résidence de Victoria Ocampo, à San Isidro (près de Buenos Aires). Des répliques en taille réduite, en terre cuite ou en porcelaine, sont également commercialisées à l'intention des amateurs.

La Diane de Gabies est une statue de femme drapée représentant probablement la déesse Artémis, qui est traditionnellement rattachée au sculpteur Praxitèle. Peut-être s'agissait-il de l’Artémis Brauronia d’Athènes qui était érigée sur l’Acropole d’Athènes vers le 4ème siècle avant JC (aux environs de 330 avant JC).

Panofka (Atalante et Atlas, Berlin, 1851) a cherché à démontrer que la statue représente Atalante se préparant à la course; mais cette théorie n'a pas été acceptée; on continue à reconnaître Artémis, occupée à rattacher sa tunique sur l'épaule droite au moyen d'une fibule. Tous les détails conviennent bien à la jeune déesse de la chasse, la sveltesse du corps agile, la légèreté de la draperie et de la chaussure, l'élégance simple des cheveux relevés en chignon et cerclés d'une bandelette solide, enfin la grâce virginale de l'attitude et du visage.

M. Frœhner a bien analysé le charme de cette œuvre si pure : « Vêtue, dit-il, d'un chiton de chasse à manches courtes et relevé jusqu'au dessus du genou, Artémis attache les deux bouts de son manteau avec une fibule sur l'épaule droite. Sa chevelure frisée est entourée d'une bandelette, ses pieds sont chaussés de riches sandales. Rien de plus gracieux que cette pose simple et facile, cette attitude toute virginale d'une jeune déesse qui achève sa toilette. La tête, tournée vers la droite, est d'une élégance inimitable; les lèvres, fines et demi-closes, rappellent les éloges que les anciens ont prodigués aux Dianes de Praxitèle. L'artiste, avec un sentiment exquis, a su animer le marbre par les contrastes les plus heureux. D'un côté, on voit les contours arrondis du bras levé, l'épaule couverte, les lignes droites du chiton plissé, la jambe sur laquelle repose le corps; de l'autre côté, une épaule découverte jusqu'à la naissance du sein, le bras appuyé contre la poitrine, les surfaces planes du manteau qui retombe sur le genou, et la jambe gauche retirée en arrière. Ces nuances de pose et de mouvement, réunies à la beauté du style et à la perfection de l'exécution font un ensemble ravissant et digne, à tous les points de vue, de l'époque d'Alexandre le Grand ».

Il n'est pas possible de fixer plus exactement la date où fut sculptée, non pas la Diane de Gabies elle-même, qui est sans doute une copie de l'époque romaine, mais l'original qu'elle reproduit, et dont plusieurs répliques trouvées en Italie montrent la célébrité. On peut seulement dire que la création du type classique de Diane chasseresse est postérieure aux guerres médiques; le sculpteur Strongylion a peut-être exécuté le premier pour Mégare une statue de la déesse ainsi court-vêtue; plus tard, Praxitèle sculpta une Artémis chasseresse pour le temple d'Anticyra. On voudrait pouvoir dire que la Diane de Gabies a gardé le souvenir du maître athénien.

  • STATUE DE DIANE DE GABIES DANS L'ÎLE DU JARDIN PUBLIC:

Alors que le site https://www.bordeaux.fr/l858/public-jardin- continue de la mentionner comme présente dans le Jardin Public et faussement localisée sur les terrasses, beaucoup d'autres sites recopient ces informations sans vérifier. La statue a bien disparu depuis un bon moment de l' "île enchantée des enfants".

Anecdote intéressante, on peut retrouver une statue de Diane de Gabies sur une photo de 1882 lors de la XIIème exposition générale de la Société philomathique de Bordeaux. (voir plus bas). Est-ce celle-ci qui fut ensuite transférée au Jardin public? (à confirmer)

Il y a hélas que peu d'informations disponibles sur cette statue, et on ne retrouve plus que quelques descriptifs via les journaux anciens.

Le Second Empire a donc placé sur la pelouse de la grande île une reproduction de la Diane de Gabies. Le 7 février 1864, il est mentionné dans le journal "La Gironde" que la statue en plâtre (mise à cet endroit pendant quelques jours pour "juger de l'effet de cette œuvre à cet emplacement") allait être remplacée par une reproduction en pierre blanche de Taillebourg. Cette reproduction proviendrait des ateliers de M.Maggesi et serait due au ciseau de M. Baratta. Celle-ci avait été placée dans la salle Franklin lors du banquet qui avait été offert à M. Brochon par le Cercle philharmonique, et y avait obtenu beaucoup d'éloges...

La photographie la plus ancienne est une photo aérienne de 1924 où l'on distingue la statue sur l'île. On la voit ensuite en photo ci-dessous dans un article de Septembre 1961 à l'occasion des travaux de transformation de l'île à destination de nos chers bambins.

Par la suite, on la retrouve dans plusieurs articles du journal "Sud-Ouest", notamment dans celui du 15 Mars 1974, où l'on apprend que celle-ci avait été décapitée et avait également perdu un bras entier, une main et une bonne partie de son manteau. Avec un brin de dérision, il est noté la statue lépreuse " faisait pleurer les enfants" et la "prenaient pour cible".

Cet appel à restauration sera entendu 3 ans plus tard et pris en charge par l'atelier de marbrerie du Musée d'Aquitaine. M. Chantrelle restaura la statue dans les ateliers du Grand Louis (voir photo ci-dessous), mais celle-ci une fois remise en état ne regagna pas le Jardin Public de peur de nouvelles dégradations. Elle est aujourd'hui très probablement stockée dans les trésors des réserves du Musée d'Aquitaine (à confirmer)...

Notons au passage, qu'une autre statue identique de Diane de Gabies est toujours exposée dans un vestibule de l'hôtel de Nesmond /de Latresne. (Est-ce une autre copie de pierre ou le plâtre originellement placé dans l'île?)

  • VUE DE LA STATUE LORS DE L'EXPOSITION DE 1882 LORS DE L'EXPOSITION GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ PHILOMATHIQUE DE 1882:

  • VUES DE LA STATUE DANS L'ÎLE DU JARDIN PUBLIC:

  • VUES DU SOCLE VIDE APRÈS ENLÈVEMENT DE LA STATUE:

  • MODELE EXPOSE EN 1862:

  • STATUE IDENTIQUE SITUÉE À L' "HÔTEL NESMOND" / "DE LATRESNE" / "LECOMTE de La TRESNE". (Résidence des Préfets)


  • M'ENFIN !?

ANECDOTES ET INFORMATIONS ANNEXES

  • REVUE DE PRESSE

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  • EXEMPLE DE COPIE AU CHÂTEAU DE DUBLIN

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> Création de la page & publication: 15 Mai 2021. Posté le même jour sous pseudo "Djé Karl" sur le groupe public Facebook Bordeaux Je Me Souviens: LIEN du post. Cette page est également sauvegardée via l'outil the Wayback Machine, qui peut tracer la date exacte de publication et son contenu, pouvant ainsi attester de toute antériorité des données par rapport à une publication recopiée/reproduite sans accord...